L'aventure Maïmana

« Ce sont des relations fraternelles et nourries qui m’ont mené vers la voie d’un artisanat de qualité »,
Jean Hérissey

Fondateur en 2002 de Maïmana – marque de linge de maison – Jean Hérissey est aujourd’hui à la tête d’une enseigne raffinée et colorée, fruit de sa passion pour le voyage et les civilisations.  Portrait.

« Se perdre dans le monde »

1993, Jean Hérissey a 20 ans et la furieuse envie de « se perdre dans le monde ».

Afrique, Amérique, Asie, il sillonne la planète à pied, en stop, à moto.

Lorsqu’il foule le sol du Pakistan, le voyageur ressent « une grande liberté » au contact des tribus. L’Inde est à la frontière : « La Mecque du tissu », c’est ainsi que le commerçant qualifie le pays du Gange.

Au nord-ouest, dans les états du Gujart et du Rajahstan, le voyageur est particulièrement intrigué par le geste élégant et quasi-mathématique des imprimeurs de tissus au tampon de bois. Il entrevoit dans ce métier ancestral, une forme de rituel : « Un mouvement exigeant et constant qui reste toutefois imparfait parce qu’humain. Ça a quelque chose de rassurant », déduit-il.

Une communauté de villageois au service d’une enseigne

Savoir s’entourer, c’est prendre le temps d’observer et de choisir : « Mes nombreux séjours en Inde ont permis une proximité avec les métiers du tissu. Les locaux ne vous ouvrent pas leur porte au premier contact. Ce sont des relations fraternelles et nourries qui m’ont mené vers la voie d’un artisanat de qualité », confie le commerçant voyageur. 

Appliqués précieux, Batiks flamboyants, Indiennes modernes, Khantas magnifiques.

Appliqué, Indienne, Batik, Surpiqué …, la liste des spécialités de teinture et de techniques d’impression est foisonnante.

L’exemple d’Abdul Jabbar Kathri passé maître dans l’art du Batik indien, est représentatif de ces habiletés millénaires : « Ce gars est un véritable chimiste, capable d’analyser la qualité de l’eau au seul coup d’œil. Sa parfaite maîtrise de la teinture aux pigments naturels est directement liée à la connaissance de son environnement. ». Le normand se dit honoré d’être le seul client européen de la famille Kathri.

Le Prix Juste

Cette communauté de travail recrutée au long cours constitue une incontestable richesse pour l’enseigne : « Ce sont des savoir-faire que nous devons encourager en les rémunérant décemment. Payés à la valeur de leur métier, de nombreux villageois n’iront pas grossir les villes déjà submergées de pauvreté ».
Un Prix juste est également pour le français « un prix non déconnecté de nos réalités économiques », qui accompagne les fluctuations de nos sociétés.
 

Maïmana, plus qu’une marque, une expérience

Maïmana, nom emprunté à un village fleuri d’Afghanistan, est la vision d’un commerce de tissus hauts en couleur, moderne et solidaire.
Maïmana est l’aventure commerciale et humaine d’un jeune homme issu d’une dynastie d’imprimeurs normands, les Hérissey, vieille de 170 ans.
L’aïeul, Auguste Hérissey, amoureux de livres et de reliures a légué une véritable entreprise familiale à plusieurs générations.
 

Le Tampon de bois, technique ancestrale entre les mains d’un savoir-faire français

Il aura donc fallu des milliers de kilomètres au voyageur et un autre regard sur l’imprimerie pour se rapprocher du savoir-faire de ses aînés.
« Il a y un proverbe indien, achève le fondateur de Maïmana, qui prétend qu’il faut d’abord sauter pour atteindre le sol où nous nous trouvons ».
D’Auguste à Jean Hérissey, d’Évreux à Jaipur, l’imprimerie, une passion française.

N.Mir pour Maïmana

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